The One With… Consuming Differently




Je viens de regarder le documentaire « Minimalism » sur Netflix. Ce n’est pas la première fois que je le regarde & ça ne sera pas la dernière ! J’ai adoré ce documentaire et la façon qu’ont Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus d’amener le minimalisme dans nos vies…

Qu’est-ce que le minimalisme ?

Alors je vous arrête tout de suite, personne ne vous demande de vous séparer de toutes vos possessions et d’aller vous installer dans une yourte au fin fond de la Creuse hein ! D’ailleurs si vous me connaissez un peu, vous savez que ce n’est pas vraiment mon truc.
Justement, j’aime consommer, j’aime les vêtements, la déco… J’aime vivre dans ma société et non en marge.


Le minimalisme consiste à se rendre compte que la quête du « toujours plus », la surconsommation et la consommation compulsive ne nous rendent pas plus heureux.
A toujours vouloir plus de possessions matérielles, nous avons forcément besoin de plus d’argent, en tout cas c’est ce que nous pensons. Plus d’argent, donc un « meilleur » boulot. Etc etc… C’est donc notre besoin de posséder qui drive nos choix de vie. (Evidemment ce n’est pas un amalgame, si vous menez déjà votre vie en mettant vos propres désirs et l’humain avant tout, vous avez de la chance !)
Pour résumer le minimalisme, se poser 2 questions quand on regarde son placard par exemple :
  • Est-ce que cet objet m’est utile ?
  • Est-ce qu’il m’apporte de la joie ?
Ai-je vraiment besoin de 45 paires de baskets ? Oui mais en même temps si ça me rend heureux d’en faire la collection bon ben je les garde, on n’est pas des barbares. Ai-je vraiment besoin de 2 appareils à raclettes (oui oui nous avons 2 appareils à raclette et je milite pour qu’on s’en débarrasse d’un mais on est deux alors je négocie…) ? Ben si j’ai d’un coup 10 personnes qui viennent à la maison pour une raclette ? Je fais comment ?

Le syndrome du « au cas où »

La plupart des objets qu’on stocke et auxquels on s’accroche comme si notre vie en dépendait ne nous servent que très rarement. C’est le syndrome du « au cas où ». Prenons l’exemple du deuxième appareil à raclette… J’imagine que si 10 personnes viennent manger une raclette chez vous, il y a de grandes chances que ce soit parce que vous les avez invités. Donc vous avez prévu un minimum à l’avance. Et sur ces 10 personnes, combien ont elles-mêmes un appareil à raclette chez elles ? Vous voyez ou je veux en venir ? Pourquoi ne pas demander à quelqu’un de ramener son propre appareil pour la soirée ? Simple non ?

La rentabilité à l’usage

J’aime calculer grossièrement la rentabilité à l’usage d’un objet, cela donne une bonne idée d’où mettre son budget shopping ou autre… J’ai par exemple un fauteuil à bascule en osier Maisons du Monde que j’aime beaucoup… Avant il me servait de chaise de bureau, je l’utilisais donc plusieurs heures par jour, disons pendant 6 mois :
89€ / ( 6 mois x 30 jours x 3h par jour ) = 0,16 € par heure d’utilisation
Ce fauteuil me coutait donc 0,16€ par heure d’utilisation, ce qui est plutôt rentable. Prenons un autre exemple, j’ai acheté un blazer Sandro sur un vide dressing il y 2 ans. Bon déjà on est dans le recyclage, le consommer mieux etc… Je l’ai payé 80€ mais je le porte peux (j’ai peur de l’abimer).
80€ / (5 fois par an x 2 ans) = 8€
Ce blazer me coute 8€ par utilisation… Est-ce que je n’aurais pas mieux fait d’acheter un blazer moins cher ? Est-ce que je ne devrais pas arrêter de psychoter parce que je vais l’abimer et le porter plus ? Parce que finalement, les choses, les objets n’ont pas réellement d’importance…
Je gardais précieusement beaucoup d’objets ayant appartenu à mon père décédé… Mais ce ne sont pas les objets qui étaient importants mais les souvenirs. Je me suis débarrassé de beaucoup de ces choses après avoir visionné ce documentaire and devinez quoi ? Les souvenirs sont toujours la…

Si votre maison brule

J’ai toujours dit,
« Si ma maison brûle, les seules choses importantes à sauver seraient, mon mec, mon chien, une petite boite de souvenirs d’enfance précieux à mes yeux et ma guitare si je peux ».
Tout le reste, ne me fera pas pleurer. Attention, je ne dis pas que ça ne m’embêtera pas mais je n’y accorderais pas spécialement d’importance.
Et vous que sauveriez-vous si votre maison brulait ? Est-ce que vos 25 chemises noires valent la peine d’être sur cette liste ?
On peut toujours acheter une casserole si on se rend compte que la nôtre est abimée… Ce qu’on ne peut pas acheter ? C’est ce que vous cherchez !

La possession ne rend pas plus heureux

Je fais partie de ces gens qui se disaient qu’avec une nouvelle coupe de cheveux ma vie trouvera son sens, avec un nouveau style, je serais enfin heureuse j’en suis sure ! (Un peu comme dans mon article Greener Grass) Et cela m’arrive encore parfois, c’est pourquoi je regarde encore le documentaire en guise de piqure de rappel.
Le bonheur c’est en soi et on est plus que souvent prisonniers de nos possessions, d’un certain confort financier et de ce que notre société de consommation et marketée à souhait nous dit qu’on devrait faire (les marketeux ne le prenez pas mal, c’est aussi mon métier). Le but ici n’est pas d’arrêter de consommer, j’ai moi-même fait du shopping la semaine dernière et je suis allée chez le coiffeur. Après 18 mois à être redevenue étudiante et à faire les marchés pour compenser financièrement, je peux vous dire que quand j’ai touché mon premier cachet j’avais envie de craquer ! Mais je me suis quand même rendu compte que de ne presque rien dépenser la dedans pendant des mois ne m’avait pas frustrée. Et je n’ai acheté que des choses dont j’avais besoin ou extrêmement envie, qui m’allaient parfaitement et que je vais porter un sacré paquet de fois !

« Je n’ai rien à me mettre »

Quand j’ai regardé ce documentaire la première fois, j’avais un déménagement à préparer, c’était parfait ! Mes placards et le dessous de mon lit débordaient de vêtements et je n’avais jamais rien à me mettre… J’étais polluée par la quantité de vêtements que je n’aimais pas trop, que je n’avais jamais porté, qui ne m’allaient pas ou qui étaient abimés…. J’ai donc fait LE grand tri. J’ai vendu, donné ou recycler 90% de mes vêtements / chaussures / accessoires.
Résultat, dans mon placard je ne trouvais que des vêtements que j’adorais et qui m’allaient. Je ne me suis plus jamais dit que je n’avais plus rien à me mettre ! Enfin pas tout à fait… Ce qui a changé avec cette méthode ? Je découvre qu’un vêtement s’use ! Ça ne m’était quasiment jamais arrivé, mais aujourd’hui comme je porte beaucoup plus mes vêtements et bien forcément ils finissent par s’abimer. Donc j’avoue, quand j’ai « jeté » (la fibre du tri) 3 gilets l’hiver derniers car ils étaient troués… J’ai redis « Je n’ai rien à me mettre ». Du coup j’ai racheté un gilet. Le fait de savoir que cet achat m’était utile était très gratifiant aussi, et je n’en ai racheté qu’un pour remplacer les trois autres.

Pourquoi ce besoin de nouveautés en permanence ?

Si vous me suivez sur Instagram, vous pourrez vite observer que je n’ai pas tant de vêtements différents que ça, pourtant je ne m’habille que très rarement pareil. Instagram m’avait un peu affecté dans le style :
« Oh la la mais tout le monde entier (4 bloggeuses hein) porte un pantalon en léopard, mais moi je n’en ai pas !!! »
mais rapidement, notamment en observant lesdites bloggeuses, je me suis vite rendu compte que demain ça serait autre chose donc bon… (Jetez un œil à mon article sur le sujet : Being Your Instaself)
J’ai notamment été témoin d’une chose qui m’a vraiment fait un déclic sur nos modes de consommation. Une bloggeuse mode que je suivais été obsédée par un jean à étoile. Beaucoup de bloggeuses l’avait, elle le voulait. Pas de problème ! Snapchat, Instagram, on suivait régulièrement ses tentatives de le commander ou de le trouver dans une autre ville. Cela a duré quelques semaines jusqu’à ce que le précieux arrive enfin ! On l’a donc vu le porter une fois… Quelques semaines plus tard, je vais avec une copine à un vide dressing de bloggeuse, elle était là. Et qu’est ce que je ne vois pas sur la table à 5€, cet INDISPENSABLE jean à étoiles… Pourquoi passer autant d’énergie à trouver cet article pour ne le porter qu’une seule fois (peut-être 3 ou 4 je ne sais pas hein je ne la connais pas personnellement) ?
Je fais parfois aussi une obsession sur un article, n’oublions pas j’adore les fringues et j’ai toujours travaillé dedans. Mais j’attend un peu, si à chaque fois que je m’habille je me rends compte que là ça aurait été parfait alors je l’achète. Mais je peux vous assurer que ce n’est pas pour le revendre la semaine d’après.
Ça faisait des années que je rêvais d’un blouson en cuir (chez The Kooples évidemment hein mais je préfère partir en vacances ! Ça c’est un autre débat) pourtant, je ne me lançais pas, j’avais un Primark en simili qui faisait bien le boulot. Un jour vient et mon Primark finit par rendre l’âme… J’ai donc commencer ma quête du blouson parfait (pour moi hein la perfection c’est surfait). Simple, noir, en cuir ou en simili, pas plus de 150€… Mango fut la bonne enseigne pour moi. Je l’ai porté tous les jours depuis (jusqu’à la canicule hein) et j’attends l’automne avec impatience pour pouvoir le remettre. Et c’est tellement plus gratifiant que d’en avoir 4 et de galérer à se décider lequel on va bien pouvoir mettre aujourd’hui.
Allez jeter un œil au documentaire, il est sur Netflix, et dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé !

🠛 English version here 🠛
I just watched the « Minimalism » documentary on Netflix. It is not my first time, nor will it be the last ! I loved this documentary and the way Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus of bringing minimalism into our lives…

What is minimalism ?

Let me stop you right there, no-one is asking you to give away all of your possessions and go and live in a tent somewhere ! In fact, if you know me at all you know it’s not really my thing.
Indeed, I like to consume, I like clothes, furniture, decoration… I love to live inside my society and not outside of it.
Minimalism consists in realizing that the “always more” quest, the overconsumption and compulsory consumption is not gonna make you happier.
With always wanting more, we need more money to buy more stuff, at least that’s what we think. More money leads to a “better” job. Etc etc… Therefore, it’s our need for possession that drives our life choices. (Of course, not everybody is concerned here, is you already lead a life of purpose, well lucky you!)
To get minimalism, you have to ask yourself 2 questions when opening, say your wardrobe :
  • Is this useful to me ?
  • Does it bring me joy ?
Do I really need 45 pairs of sneakers ? Well no but what if it makes me happy to have that collection, well keep them, we are not here to make you feel miserable! Do I really need two cheese grills ? (Yes, here we are French, and we do love cheese and “raclette”, we do own two of these and I’m currently negotiating that we get rid of one) What if I have ten friends over for dinner ? How do I make it work with just one ?

The “just in case “syndrome

Most of the objects we keep in a cupboard and hold onto as if our lives depended on it are rarely being used. It’s the “just in case” syndrome. Let’s take the cheese grill example… If 10 people come over for dinner at your house I guess you have invited them. Therefore, you had a bit of time to plan it out. Among those 10 people how many have their own cheese grill at home ? You see where I’m going? Why don’t you ask if one of them could theirs for the night? Easy right?

The use rentability

I like to measure roughly an object use rentability, it gives me a good idea of where I should put my money… For example, I have a cute Barcalounger that I love… It used to be my office chair, I used it several hours a day, let’s say for 6 months :
89€ / ( 6 months x 30 days x 3h a day ) = 0,16€ per hour using it
This chair was costing me 0,16€ per hour when I sat on it, which is a good rentability rate. Let’s take another example, I bought a Sandro blazer at blogger’s sale 2 years ago. Well at least we are talking about sustainability, better consuming… I paid 80€ for it but I don’t wear it often (I’m scared it will get damaged).
80€ / ( 5 times a year x 2 years) = 8€
This blazer costs me 8€ by wear… Couldn’t I have bought a less expensive blazer ? Shouldn’t I start wearing it more and stop being scared of ruining it ? Because, in the end, stuff is not that important…
I used to hold onto things (a LOT of things) that belonged to my passed away dad… But it’s not the things that mattered, it was the memories. I got rid of most of that stuff after seeing the documentary and you know what ? The memories are still here…

If you house burnt down

I always said,
“If my house burns down, the only things worth saving for me are my man, my dog, a little metal box I have with precious childhood memories, and, if I can, my guitar”.
Everything else would not bring a tear to my eye. I’m not saying it wouldn’t be annoying, but I wouldn’t care that much.
What about you ? What would you save if you house were on fire ? Are your 25 black shirts worth being on this list ?
You can always buy a new pan if yours is broken… What you can’t buy? What you are looking for !

Possession doesn’t make you happier

I used to think that my life would get in order if I got a new haircut or that a new wardrobe was the thing holding me back for being truly happy. (Read about the Greener Grass) And it still happens to me sometimes, that’s why I’ll what this documentary over and over just as a reminder.
Happiness lies within. We are more than often prisoners of our own possessions, of a certain lifestyle, of what our marketed society tells us to do. (No offense to the marketing industry as it is my field as well) The goal here is not to stop consuming, I myself did a little bit of shopping and went to the hairdresser last week. After spending 18 months back to school and working at the local market to make a little extra money, let’s say I couldn’t wait to splurge when I checked in my first invoice. But I also realized that I wasn’t frustrated when I couldn’t spend anything else than the essentials (rent, bills, groceries). I only bought stuff I needed on that splurge or that brought me joy and will for a long time because I know I’ll wear them for a LONG time !

“I have nothing to wear”

When I watched the documentary for the first time I had a moving coming, it was perfect context ! My wardrobe and the under of my bed were overflowing with clothes and I had “nothing to wear”… I was cluttered by the crazy amount of clothes I didn’t like that much, the ones that didn’t fit, the ones I never wore and the damaged ones… So, I went through all of this and I sold, donated, or recycled 90% of my clothes, shoes, and accessories.
I found myself in front of a well-organized, uncluttered wardrobe containing only my favourite items. I never felt like I had nothing to wear after that. Well that’s not entirely true… What changed with that method is that I discovered that a piece of clothing can be worn out. It quite never happened to me before that but as today I’m wearing much less different items, they tend to be damaged eventually. So, I’ll admit, When I threw out (clothe recycling bins) 3 sweaters last winter because there were holes in them… I said “I have nothing to wear” again. So, I went & buy a new sweater. The fact I knew this buy was useful was very gratifying, and I bought just one to replace the three others.

Why the need for new things all the time ?

If you follow me on Instagram, you can easily see that I don’t own a lot of different clothes, however, I rarely wear the same outfit. Instagram affected me a bit having me think that :
“Oh my god the whole wide world (4 bloggers) is wearing leopard print pants and I don’t even own one pair !!!”
but quickly, mostly by observing these said blogger, I realized that tomorrow it would be some other thing so…. (Read about it in my Being Your Insta Self post)
I witnessed something that pushed me into going more minimalistic in my fashion purchases. A fashion blogger I follow had been obsessed with a pair of starry jeans. Lots of blogger had them, she wanted them. Fine ! Snapchat, Instagram, we were keeping up with the attempts to order it on Asos or to find it in another city and all. It lasted a few weeks until, finally, the precious was found ! Of course, she wore it right away… A few weeks later I went to a blogger’s sale with a friend, the blogger was there. Wat do I spot on her table with a 5€ tag on them ? These ESSENTIAL starry jeans… Why spend all this energy and time to find an article you’re only gonna wear once (maybe twice or a bit more, I don’t know her personally)?
Don’t get me wrong, I can obsess over clothes too sometimes, remember I love clothes & I worked in this industry for a long time. But I tend to wait, if every time I get dressed in the morning I think to myself that THIS item would just be perfect every time, then I buy it. But I can assure you it is not to sell it back a week later.
I’ve been wanting a leather jacket for years (a The Kooples of course but I’d rather go on holiday ! But that’s a different debate) but I couldn’t go through with it, I had one faux from Priimark and it was doing the trick. One day came when it got ruined. I then started my perfect leather jacket quest (perfect for me right, perfection is overrated). Simple, black, leather, or faux, no more than 150€… It took a few weeks, maybe months but I found it at Mango. I have been wearing it almost everyday since, until the hot weather came in, and I cannot wait for the weather to cool down, so I can wear it again. And it is so much more gratifying than having 4 of them not knowing which one you’re gonna wear today.
Go take a peak at the documentary, it’s on Netflix, & tell me in the comments what you thought about it !

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